Laurent Lafforgue, à Bruno Racine, 16 nov. 2005: " (…) je suis arrivé à la conclusion que notre système éducatif public est en voie de destruction totale. (…) par une idéologie qui consiste à ne plus accorder de valeur au savoir et qui mêle la volonté de faire jouer à l'école en priorité d'autres rôles que l'instruction et la transmission du savoir, la croyance imposée à des théories pédagogiques délirantes, le mépris des choses simples, le mépris des apprentissages fondamentaux, le refus des enseignements construits, explicites et progressifs, le mépris des connaissances de base couplé à l'apprentissage de contenus fumeux et démesurément ambitieux, la doctrine de l'élève "au centre du système" et qui doit "construire lui-même ses savoirs".(Ils ont tué l'histoire-géo, Laurent Wetzel, François Bourin Editeur, 2012.)
Il est donc vraiment nécessaire d'avoir la liberté de ne pas se soumettre aux diktats des "pédagogistes", et l'intelligence de se tourner vers les méthodes "qui marchent" et respectent le réel, les enfants.
L'Etat prétend arracher les enfants à l'influence de leurs parents. Une philosophe commente:
Politique Magazine - Chantal Delsol : "entrer en dissidence"
Brighelli : comment Big Brother contrôle l'apprentissage de la lecture - Le Point
Des liens:
Sauver les lettres
Pour une vraie école, contre le pédagogisme - ECOLE REPUBLICAINE
Pour une école de la culture, contre l'inquisition pédagogiste - un blog de Michel Renard
La querelle de l'école (A Finkelkraut). Morceaux choisis
Clairement, la prétention à "construire soi-même ses savoirs" me semble une illustration flagrante du péché d'orgueil. Je ne trouve pas sain du tout d'entraîner des enfants dans ce type de démarche.
Nos sociétés contemporaines ont le fantasme de l'homme auto-construit. C'est à l'opposé de la vie chrétienne qui apprend à se reconnaître comme créature, à dépendre de Dieu, à tout recevoir de Lui.
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Dans le même ordre d'idées:
Du courage pour faire vivre la Tradition - France Catholique
extraits:
(…) Spaemann rappelle le slogan des années trente « Seuls des jeunes peuvent diriger des jeunes », réitéré vers 1968 et toujours brandi en Allemagne comme aux USA. Cette exclusion prive les jeunes de l’accès aux traditions.
Que ce soient les Jeunesses hitlériennes écartées de leurs traditions germaniques ou les étudiants de l’Université de Columbia haïssant la culture qui paie pour leurs études, la disjonction de tradition pour les jeunes a eu pour résultat la venue de générations "orphelines".
Les hommes et femmes de ces générations, même trente ou quarante ans plus tard, sont encore privés de parents ; qu’ils soient professeurs d’Université transmettant la fausse monnaie de leur années de jeunesse radicale, ou auditeurs de conférences sur l’Église, prononcées comme si Elle n’existait pas avant eux. La mentalité perpétuellement puérile engendrée par le refus du passé signifie qu’ils ne peuvent transmettre que le moyen d’être déconnecté, apatride... Joli cadeau empoisonné fait aux jeunes. Bon moyen pour se priver soi-même de père ! « Quel est d’entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui, à la place du poisson lui remettra un serpent ? Ou encore s’il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion ? » (Lc, 11 : 11 - 12).
(…)
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